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 Concours de circonstance #2 - Pv. Dante Hellbones

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MessageSujet: Concours de circonstance #2 - Pv. Dante Hellbones   Lun 2 Mai - 21:58

Cheveux en chignon. Tailleur noir, maquillée sobrement. Belle s'était préparée toute la matinée. Elle répéta longtemps devant son miroir. Songea à toutes les situations possibles. Les réponses imaginables. Ces moments où on tenterait de lui faire perdre son calme mais qu'elle garderait dignité et sang-froid. Il lui semblait qu'elle jouait sa vie.

Belle avait téléphoné aux avocats. Ils l'ont envoyé chier. Elle avait appelé les conseillers commerciaux. Ils étaient occupés. Elle avait eu la réceptionniste qui lui avait demandé d'arrêter d'occuper leur ligne. Après plus d'un mois, elle finit par découvrir le nom du dirigeant des entreprises Empire. Dante Hellbones. Un nom qui ne lui inspirait rien de bien optimiste. Quelque part entre le sinistre et le macabre. Les parents de ce monsieur devaient être particulièrement gais, plaisanta-t-elle avec elle-même pour faire sauter ses angoisses et prendre du recul. Qu'avait-elle à y perdre ? Finalement, seul son orgueil était en jeu. Il fallait qu'elle tente sa chance. Belle n'avait pas encore dit son dernier mot.

Elle avat gravit les marches des bureaux. A son seuil, de grandes lettres capitales grises annonçait déjà la couleur. Le hall était blanc, froid et glacial comme l'Enfer. Vide. Tout était carré et strict. Dans l'immobilier, paraître sérieux et professionnel semblait signifier morosité et douche froide. Une femme apostropha Belle d'une voix de mépris qui insulta la jeune libraire comme si elle venait d'injurier ses ancêtres, paix sur leur âme. Elle garda un chaleureux sourire qui jurait sèchement avec la rigueur de l'endroit.

- Je peux vous aider ?
- Mh, oui... J'aimerai rencontrer Mr Hellbones, s'il vous plait.
- Vous aviez rendez-vous ?
- Non...

Belle, dans toute sa bonne volonté, resta interdite par le regard de la réceptionniste qu'elle leva sur elle. Elle la toisa une seconde. Puis retourna à ses papiers, sans autre forme de procès.

- Vous devez appeler et prendre rendez-vous un mois à l'avance, pour un entretien avec Mr Hellbones. Je suis navrée. Monologua-t-elle d'un ton sinistre.

Belle insista mais quand la réceptionniste posa son stylo et la menaça d'appeler la sécurité...

- Vous êtes la jeune dame qui harcele nos services téléphoniques, depuis deux semaines, c'est ça ? Ecoutez-moi bien ; il va falloir vous faire à l'idée, mademoiselle, que vous n'obtiendrez rien de cette manière. Si vous continuez, nous serons dans l'obligation d'appeler la police. Et je crois que vous avez déjà assez de problèmes comme ça pour vous en rajouter.

... Belle comprit qu'il ne valait mieux pas rester dans leur champs de vision.

Mais, pour qui se prenait-elle ? C'était qui, cette mégère ? Belle sortit du bâtiment en fureur. Ce n'était pas possible d'être aussi antipathique ! Belle détestait les administratifs... Elle les haïssait si fort qu'elle leur accordait toujours ses plus vilaines pensées. Elle ne comptait pas se laisser marcher sur la boue comme ça. Ou traîner par les pieds. Qu'importe ! Elle le rencontrerait, ce Hellbones. Elle se le jurait, de manière mélodramatique, dans son esprit. La question était "comment" ? Elle se retourna et observa de loin la réceptionniste sur son ordinateur, concentré à trouver la solution de son petit plan.

Belle était, quelque part, chanceuse dans son malheur. Si elle tenta d'espérer vivement que la dame puisse partir quelques secondes, la libraire n'y croyait pas une seconde. Son espoir n'avait été nourrit que par la fiction qui vendait ce genre de situation avec beaucoup de beauté. A l'heure actuelle, Belle se sentait juste misérable. Pourtant... Lorsqu'elle vit trois hommes en costume entrer dans le hall et envoyer la réceptionniste chercher en arrière-salle, Belle vit un signe de sa bonne étoile. Elle alla se glisser dans les locaux, surveillant discrètement de ne pas être vu par quiconque, si ce n'était les caméras de surveillance. Elle le savait, quelque part, elle regretterait sa témérité.

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