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 Schrödinger's cat would beg to differ (jeff)

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MessageSujet: Schrödinger's cat would beg to differ (jeff)   Dim 8 Mai - 21:21



    In fact, the mere act of opening the box will determine the state of the
    cat, although in this case there were three determinate states the cat
    could be in: these being Alive, Dead, and Bloody Furious.


 Lewis avait beau fixer le verrou de la porte de sa cellule aussi intensément que possible, elle ne parvenait pas à l'ouvrir. Ladite tâche aurait été beaucoup plus aisée au Pays des Merveilles, aucune porte de lui résistait; et si une serrure lui faisait obstacle, il lui suffisait de passer à travers le mur. Ici, quand elle touchait les murs autour d'elle, elle ne sentait rien d'autre que la pierre froide et abimée sous ses doigts. Tout était si froid, et pas à la manière d'un hiver rude du Pays, comme si tout autour d'elle était terne, était mort. Et chaque matin le même cirque recommençait, que le soleil brille haut dans le ciel ou que le vent souffle dehors, Lewis avait toujours froid, et insatiablement faim.

 Mais d'habitude elle ne s'étrennait pas autant à vouloir s'échapper, du moins pas de cette manière. Mais ce matin même avait été différent et celle qu'on appelait autrefois le Chat du Cheshire sentait qu'un changement était en train de se produire. Autour d'elle personne ne semblait avoir remarqué, mais cela ne changeait pas de d'habitude. Tous étaient trop occupés à leur tâches habituelles pour se préoccuper de quoi que ce soit. Cependant aujourd'hui personne encore n'était venu dans sa cellule pour lui donner un médicament qu'elle finirait pas recracher, ou pour vérifier qu'elle ne tentait pas de creuser un tunnel dans le béton avec ses ongles.

 Elle n'avait pas encore réfléchit à ce qu'elle ferait quand elle s'enfuirait enfin. Déjà, elle ne connaissait rien sur ce monde qu'on appelait Storybrooke -ou était-ce une ville?- à part les bouts de conversations qu'elle espionnait à travers la porte. Fort heureusement les infirmiers étaient très bavards et souvent très ennuyés, ils donnaient sans se rendre compte des informations à la créature. Elle avait bien essayé de parler avec ses voisins de cellule, mais le seul qui semblait être en mesure de répondre perdait le cours de ses phrases toute les deux minutes. Ils s'étaient mis à discuter à travers une plaque d'aération qui séparait leur cellules; idée saugrenue dans un endroit pareil.

 Le plus important pour le moment était de retrouver Alice, et le chapeau. Après avoir abandonné Jefferson ils avaient emprunté l'objet magique pour se retrouver perdu dans un monde inconnu, et Lewis se souvenait de l'avoir encore eu en sa possession quand ils s'étaient fait aspirer par le nuage de fumée. Seulement quand elle s'était réveillée le chapeau avait disparu. Peut être qu'Alice avait réussi à le récupérer et s'était caché? Si elle pouvait mettre la main sur les deux, et si elle réussissait à récupérer la totalité de sa magie, peut être pourraient-ils regagner le Pays des Merveilles. Le Chat n'aimait pas être séparé de son monde, plus elle en était loin et plus elle sentait que quelque chose de mauvais se préparait.

 Soudain, une sensation familière la tira de ses pensées et elle se redressa de là ou elle s'était allongée au sol. A cette heure là le personnel était à son minimum, et ceux qui restaient encore étaient trop occupés à se reposer dans un coin ou à regarder la télévision cachés. Lewis le savait bien, elle avait appris tout leurs faits et gestes. Quelqu'un d'inconnu au service s'approchait, et elle reconnu immédiatement qui ce nouvel arrivant était. Quand les pas se rapprochèrent, elle se lança vers la porte et s'accrocha aux barreaux.

 "Je reconnaitrais cette odeur nauséabonde n'importe où."
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MessageSujet: Re: Schrödinger's cat would beg to differ (jeff)   Mar 10 Mai - 0:19

Chercher un chapeau dans une ville. Un chapeau tout a fait spécifique. Jefferson n'aurait jamais pensé que ça se révélerait être sa mission la plus fastidieuse à réaliser, lui qui avait été envoyé voler des milliers de trésors dans des aventures plus extravagantes les unes que les autres. Il se souvenait très bien de son séjour au pays des géants pour tenter de voler la harpe d'or, de ses discussions avec les indiens aux Pays Imaginaire (la discussion s'était achevée par une fuite en chapeau. Il avait été suivit de très près par le tomahawk de la princesse). Et à présent il se retrouvait à tourner en rond dans une ville peuplée de crétins à la recherche d'un chapeau magique. C'était risant.
Et il avait tourné en rond pendant longtemps. En toute honnêteté, il n'avait pas réellement commencé ses recherches. Jefferson n'avait tout simplement aucune idée de par où commencer. Est-ce que cet imbécile de chat et son tout aussi crétin de petit frère s'étaient perdus en ville également ? Il n'en était même pas sûr. Encore fallait-il savoir quelle apparence aurait revêtu Lewis et s'ils avaient encore toute leur tête. Beaucoup de questions dont les réponses étaient d'énormes point d'interrogation et qui ne lui donnait aucun point de départ où commencer ses recherches. Il préférait s'économiser plutôt que de perdre son temps pour rien. Si son chapeau était toujours du côté du Pays des Merveilles, il préférait encore trouver le moyen pour en fabriquer un autre.
Il cherchait toujours.

Et contre toute attente ce fut à la terrasse d'un café que Jefferson trouva ces premiers indices.
Il avait pour habitude de surveiller des écoles primaires quand il s'ennuyait. Si le petit Alice avait été projeté dans ce monde, perdu la mémoire (il avait prouvé cette tendance à plusieurs reprises) et intégré dans une famille avec de nouveaux souvenirs, il n'y avait aucun doute qu'il serait fichu dans ces prisons pour enfants.
Et quand il n'avait rien de mieux à faire, il attendant à la terrasse de café sans se lasser, à scruter les enfants qui entraient et sortaient des écoles, un café qui refroidissait devant lui.

Ce matin-là il semblait que la machine à café du personnel de l'hôpital était cassée car une équipe d'une demi douzaine de personnes s'était retrouvée à la table voisine de cette de Jefferson à discuter des fous dont ils s'occupaient. Oh, il n'avait pas eut l'intention d'écouter la conversation, ça c'était fait malgré lui. Mais à un moment ou l'autre ils avaient commencé à discuter d'une dingue qui se prenait pour un chat, qui cherchait Alice et un chapeau. Le sang du chapelier n'avait fait qu'un tour. C'était bien sa dingue, ça. Trouver un plan ne lui avait pas prit trop longtemps. Il avait simplement attendu que les médecins terminent leur café pour les suivre jusqu'à l'hôpital.
Son plan s'arrêtait là.

Jefferson connaissait bien ce monde pour y avoir passé plusieurs années. Il s'était presque habitué à l’électricité mais ne cessait jamais tout à fait de s'étonner des merveilles d'une torche électrique. Le plus fascinant restait les téléphones portables, il avait mit longtemps à comprendre que hurler dans l'appareil ne servait pas à se faire mieux entendre par l'autre personne. Même maintenant ça lui arrivait d'oublier. Il était simplement déçu de ne pas avoir plus de personne à appeler (parfois il composait des numéros au hasard dans l'annuaire simplement pour faire marcher cet objet quelque peu extraordinaire).
Mais ce qui le surpris plus que tout fut la facilité avec laquelle il entra dans la réserve de fous de la ville.

Apparemment ils n'avaient pas jugé important d'augmenter la sécurité du lieu et il suffit de trois fois rien à Jefferson pour subtiliser une carte d'accès (personne n'eut l'idée de vérifier son identité et heureusement car sa carte précisait qu'il s'appelait Carole Lannadère et était une jeune femme de 46 ans). Il n'eut aucun mal à trouver où se changer.
La partie la plus compliquée de son plan fut de se repérer dans l'asile. C'était toujours le moment difficile quand on partait à la découverte d'un nouveau lieu (combien de fois s'était-il perdu dans les nombreux palais qu'il avait visité ? Il avait arrêté de compter). Il ne s'était tout de même pas attendu à ce que ça soit le moment le plus compliqué.

Jefferson resta plusieurs minutes à errer. Finalement une "collègue" le harponna. Pendant un instant il cru q'il avait été démasqué et se mit à chercher du regard où se trouver les seringues ou n'importe quelle arme potentielle pour attaquer la jeune femme avant de prendre la fuite. Grossière erreur, elle lui donna simplement un plateau avec ce qui devait être un déjeuner, un gobelet en plastique avec quelques pilules ainsi qu'un très fin dossier. Dessus, la photo d'un homme qui n'avait pas l'air au mieux de sa forme.
Sa supérieur (semblait-il) lui demanda d'apporter ça au -1, secteur B3 et de se dépêcher, ils étaient tous occupés ici (un patient avait apparemment réussit à se noyer dans sa purée).

On n'eut pas à le lui dire deux fois. Jefferson se dépêcha de trouver l’ascenseur le plus proche pour suivre les indications avant que la femme ne réalise qu'elle ne l'avait jamais vue de sa vie.

Mais il n'alla pas jusqu'au secteur B3. Il s'arrêta un peu plus tôt en voyant le visage familier qu'il cherchait collé contre les barreaux de sa minuscule fenêtre. Son cœur manqua un battement. Depuis combien de temps est-ce qu'il ne l'avait pas vu ? Combien d'années depuis qu'elle l'avait abandonné ici, dans un monde hostile et sans magie, sans aucun moyen de revenir en arrière ? Dans un mon où le soleil et la lune n'étaient pas aussi capricieux qu'au Pays des Merveilles ou au Pays Imaginaire. Il avait oublié de compter les jours.
Jefferson s'approcha de quelques pas de la cellule. Il sourit, plus pour lui-même que pour Lewis. Un sourire qui n'avait pas grand chose de bon. Le sourire de celui qui se réjouit du malheur des autres.

-Tu es coincée ici...

C'était autre chose de le voir que de l'entendre. Evidemment elle n'avait pas de pouvoir. Comment aurait-elle put se faire attraper s'il en avait été autrement ? Le chat qui faisait régner la terreur sur son Pays, coincé par une pauvre porte. C'était jouissif. Elle était inoffensive. Il pourrait très facilement attraper sa main, briser chaque os de ses doigts. Oh, c'était tentant.
Sa respiration se fit plus lourde. Il déposa soigneusement le plateau qu'il avait dans les mains au sol avant de faire un pas de plus vers Lewis. Il y avait une porte entre eux. Une porte qu'elle ne pourrait pas franchir.

-Tu ne peux absolument rien faire. Tu ne sers à rien!

La réalisation se faisait plus forte au fur et à mesure qu'il l’ennonçait. Jefferson éclata de rire, comme si Lewis venait de lui raconter une blague particulièrement tordante. Il jeta un coup d’œil au plateau, vide de tout objet tranchant. Il aurait aimé la titiller un peu, mais il n'allait pas se montrer téméraire au point de plonger sa main entre les barreaux. Il ne doutait pas qu'elle pourrait lui arracher un doigt sans aucun soucis.

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MessageSujet: Re: Schrödinger's cat would beg to differ (jeff)   Mar 10 Mai - 22:14


 Comme elle voulait arracher ce sourire de son visage, prendre son cou entre ses mains et le presser jusqu'à ce qu'il s'effondre au sol. S'il y avait une chose de sûre à cet instant, c'est que le visage du Chapelier n'avait pas manqué à Lewis, et si elle ne l'avait pas vu elle aurait pu se permettre d'encore passer un jour ou deux dans sa cellule, mais dès l'instant ou il apparu dans son champ de vision, le Chat n'avait qu'une envie: lui arracher la tête. Après tout, ce ne serait pas la première fois.

 Mais au lieu de se jeter sur lui -acte plutôt compliqué sachant qu'elle ne pouvait pas passer la porte-, elle pressa seulement son visage entre les épais barreaux et hissa, les yeux pétillants de colère. Et de dégoût.

 "Oh pauvre Chapelier Toqué, remercie fort ceux qui m'ont enfermés ici car si cela ne tenait qu'à moi, je t'arracherais la chair avec mes propres dents."

 Il n'avait pas perdu ses habitudes, il se tenait suffisamment loin de la porte pour être hors de portée, mais Lewis était énervée, et guidée par une soif de sang qui ne faisait que croitre. Elle glissa son bras droit entre les barreaux, l'autre main lui servant d'appui, et agrippa le cou de l'homme. Elle le tira si fort vers elle que son corps se claqua contre le métal, le bruit résonnant tout autour. Mais dans les secondes qui suivirent personne n'accourut à son secours, elle maintint alors son emprise. Si elle n'avait plus de magie, elle avait encore conservé sa force, bien qu'amoindrie.

 "Si tu pense que ce pauvre mur te garantit la sécurité, tu ferais mieux d'aller te cacher très loin, il ne me faudra pas longtemps pour te retrouver et te faire souffrir très, très lentement."

 Elle passa son pouce sur la cicatrice de l'homme et un sourire se dessina sur son visage. Il n'avait rien de joyeux, ou d'agréable, et elle continua de presser ses doigts sur la marque encore bien visible. Elle pourrait sûrement l'étrangler, ou l'égorger avec ses ongles. Personne ne les lui avait coupé, elle avait manqué d'arracher l'oreille du dernier infirmier qui avait tenté. Avec ses dents.

 Relâchant son emprise en hissant à nouveau, elle appuya encore son visage contre les barreaux pour montrer ses dents. Sa visite n'avait rien d'un hasard, et Lewis comptait bien lui faire cracher la raison de sa présence ici. Comment l'avait-il trouvée? Et se doutait-il qu'elle n'avait plus le chapeau avec elle? Sûrement pas, il ne se serait pas dérangé à faire le déplacement s'il n'était pas ne serait-ce qu'un peu sûr qu'elle pouvait l'aider. Elle ne devait rien laisser paraître, ne pas lui montrer qu'elle n'avait aucune idée d'où se trouvait Alice ou son précieux chapeau.

 "Alors, tu es venu ici pour me narguer seulement? Ou as-tu enfin le courage de venir me tuer?"

 Elle narguait à son tour le Chapelier. Elle savait bien qu'elle était en position de vulnérabilité, et qu'elle pourrait probablement être tuée, mais si Jefferson se décidait enfin à passer à l'acte il serait probablement vu comme un lâche. Et le Chapelier détestait cette idée plus que tout, Lewis le savait pertinemment. Qu'il était amusant de pouvoir torturer le pauvre homme même coincée dans une pièce de quelques mètres carrés.
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MessageSujet: Re: Schrödinger's cat would beg to differ (jeff)   Mar 10 Mai - 23:32

Elle semblait vouloir forcer son visage à passer malgré les épais barreaux qui l'empêchait de lui sauter à la gorge. Et c'était pour le moins étrange de la voir incapable de faire quoi que ce soit. Par réflexe Jefferson esquissa un pas en arrière, son pied buta contre le plateau, de la purée se renversa sur le sol. Il s'attendait presque à voir Lewis traverser le mur d'un moment à l'autre. Elle n'en fit rien. Comme tous les habitants de la ville elle avait tout bonnement perdu ses pouvoirs. Il lui faudrait un certain temps pour bien digérer cette information. C'était quelque chose de se le dire, s'en était toute une autre de s'en convaincre.
Il se demanda si elle éprouvait la douleur. Est-ce qu'elle souffrait, actuellement, le visage compressé contre des barreaux insignifiants qui le protégeait pourtant de sa furie ? Il espérait que les bleus qu'il pouvait apercevoir sur ses bras prouvaient bien que oui.

Jefferson commit l'acte très stupide et qui n'avait rien de courageux, de se rapprocher ostensiblement une fois que le Chat eut finit de cracher sa haine. Il se pencha légèrement pour se mettre à la hauteur de la petite demoiselle qu'il avait sous les yeux, la narguant d'un immense sourire qui aurait pu lui faire compétition au Pays des Merveilles. La voir aussi furieuse et impuissante était bien plus agréable qu'il ne l'aurait espéré. Rien que pour la voir dans cet état il ne regrettait pas son petit détour. Pour une fois ses paroles de l’atteignirent pas, il jouissait d'un parfait contrôle de la situation. Ses insultes et menaces flottaient dans le vide. Oh, bien sûr qu'elle ne manquerait pas de lui arracher la chair avec ses propres dents mais peut être qu'il réussirait à lui rompre la colonne vertébrale juste après. Dans ce corps-ci elle n'était pas bien grande, son enveloppe corporelle actuelle avait l'air relativement frêle. Jefferson effleura l'idée de réussir à la maîtriser et lui briser la nuque. Lewis était affaiblie par ce monde, par la nourriture qui ne semblait pas des plus consistantes, par la drogue que les médecins offraient aux patients sous forme de pilule, ... Oui, tout compte fait peut être qu'il pourrait réussir à se débarrasser d'elle une fois son chapeau récupéré.

Ou peut être pas.
Le choc du crâne de Jefferson contre les barreaux raisonna dans sa tête, son souffle se coupa. Pendant quelques longues secondes il se retrouva complètement sonné et incapable de bouger. Il entendit le Chat lui parlait mais ça semblait bien lointain. Trop lointain pour qu'il s'en préoccupe plus que nécessaire. Respirer devint son soucis premier. Il émergea et comme un piètre nageur en train de se noyer il tenta de prendre une grande goulée d'air. Lewis le tenait toujours fermement, ses doigts s’enfonçant dans son cou. Jefferson suffoqua, incapable de respirer correctement. Finalement son cerveau (quelque peu secoué par le choc) sembla repartir. Une de ses mains se portèrent à celle de Lewis et il tenta de se dégager. Il pensa à lui griffer le visage trop tard, elle l'avait déjà relâché.
Il tomba en arrière, le cul par terre. Jefferson porta les mains à sa gorge endolorie. Ses doigts se mirent à palper sa cicatrice doucement. Petit à petit il retrouva son souffle qui devint moins rauque. Déglutir était douloureux.

"Alors, tu es venu ici pour me narguer seulement? Ou as-tu enfin le courage de venir me tuer?"

Jefferson leva la tête vers Lewis sans lui répondre. Il ne bougea pas. Pourquoi avait-il prit la peine de venir jusqu'ici déjà ? Pour un chapeau. Ça lui semblait bien ridicule tout à coup. Alors que la tuer ... oui, c'était tentant. Mais assassiner une fillette (elle en avait l'apparence) sans défense -ou peux- dans une cellule sans issus... Ce n'était pas très fair-play.
Depuis quand était-il fair-play, le Chat ?

Jefferson attrapa le plateau, renversant son contenu, et sauta sur ses pieds. Avait d'avoir eut le temps de réfléchir aux conséquences que risquaient d'avoir son acte il se mit à frapper les mains de Lewis. Une première fois sur la surface plate (il avait mal calculé) puis avec le bord du plateau. Sur les quelques coups qu'il porta il y mit toute sa force. Mais très vite -trop vite- ses coups se mirent à raisonner contre les barreaux de la cellule. Jefferson jeta le plateau qui ne lui était plus d'aucune utilité plus loin.

-Te narguer me semblait être une très bonne excuse pour me déplacer jusqu'à toi. Tu ne peux pas imaginer à quel point ça me fait plaisir de te voir ici, sale petite chienne.

Il avait perdu son sang froid. Il devait se reprendre. Jefferson se passa la main dans les cheveux pour tenter de les aplatir sur son crâne. Il sentit un liquide épais et chaud contre ses doigts. Sa tête n'avait vraiment pas aimée cette rencontre avec la porte. Le chapelier se recula, prudemment.

-Et il semblerait que tu ai perdu ton précieux Alice. Ça t'arrives de plus en plus souvent, dis moi si je me trompe ...

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